Après les annonces de l’exécutif sur un possible renforcement des aides face à la hausse des prix du carburant, Jérôme Guedj critique un "flottement généralisé" et presse le gouvernement de prendre des mesures rapides pour protéger le pouvoir d’achat.
Au lendemain des annonces du gouvernement de Sébastien Lecornu sur un renforcement des aides pour faire face à la hausse des prix du carburant, Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et candidat à la présidentielle, a vivement critiqué la lenteur de l’exécutif face à la flambée des prix des carburants, appelant à des mesures rapides et concrètes sur la Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi 6 mai.
Le député insiste sur l’urgence de la situation. "D'abord, il faut aller plus vite. Ça fait plus de 60 jours qu'il y a ce conflit", rappelle-t-il, soulignant que les alertes sur le pouvoir d’achat ne datent pas d’hier. "Ça fait depuis la fin du mois de février qu'on alerte sur la nécessité de s'attaquer aux sujets de préoccupations majeures de nos concitoyens", poursuit-il.
"Un flottement généralisé"
La hausse des prix à la pompe n’est pas qu’une question économique, mais une problématique profondément sociale, selon le député. "Le pouvoir d'achat était l'inquiétude déterminante de l'ensemble de nos concitoyens, et là, on vient les mettre devant la plus grande des injustices", déplore-t-il. Il insiste sur la dépendance quotidienne à la voiture : "Les gens ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour s'occuper des enfants, faire les courses ou aider un proche malade ou âgé."
Dans les territoires éloignés des grandes villes, la situation devient encore plus critique. "Notamment en dehors des métropoles, si les prix explosent à la pompe, alors c'est la dignité de chacune des personnes qui est questionnée", affirme-t-il, dénonçant une atteinte directe aux conditions de vie des Français. Face à cela, Jérôme Guedj pointe un manque de réactivité du gouvernement : "Il y a eu ce sentiment d'un flottement généralisé", accuse-t-il. Il regrette que certaines solutions n’aient pas été envisagées plus tôt.
Prendre exemple sur Michel Rocard
Le député socialiste évoque notamment un précédent historique pour illustrer ses propositions : "Nous, quasiment dès le premier jour, on a rappelé une mesure qui avait été prise par Michel Rocard en 1990". En pleine crise au Koweït, "quelques jours après, le 8 août, Michel Rocard prend un décret pour bloquer les marges des distributeurs", rappelle-t-il.
Selon lui, cette mesure pourrait aujourd’hui inspirer l’action publique. Il critique en particulier le décalage entre les propositions de l’opposition et la réponse gouvernementale : "Et ce n’est que depuis ce week-end que le gouvernement nous dit : on va demander plus de transparence pour voir s'il y a des marges qui ont explosé de manière inattendue."


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