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Emmanuel Macron et François Bayrou, le 21 juin, à l’Élysée. Jeanne Accorsini /Pool ABACA

RÉCIT - Depuis 2017, les relations entre le chef de l’État et le président du MoDem forment un entrelacs mêlant camaraderie, conseils répétés et mécontentements appuyés.

Il est 20 heures passées et la chaise est toujours vide face à Emmanuel Macron. Dans le salon des Ambassadeurs, à l’Élysée, ce mercredi 28 septembre, le chef de l’État a invité à dîner tout ce que la macronie compte de hauts gradés pour trancher la méthode de la réforme des retraites. Mais l’homme qui s’est le plus vivement opposé à l’un des scénarios de l’exécutif - adopter le texte via un amendement - est en retard. «Vous venez?», l’interroge dans un texto le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler. «J’avais noté 20 h 30», s’excusera plus tard François Bayrou.

Peu importe: l’allié du président de la République sait très bien ce qu’il compte dire. D’un ton docte, il défend longuement une «concertation» pour prendre le temps de donner les «chiffres» et les «options» de réforme aux Français. Il sait que ses appels au «dialogue» peuvent agacer le chef de l’État, soucieux de cultiver une posture réformatrice. «Autour de la table, une personne a pris son risque. Moi, j’ai été élu président…

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