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Au lendemain de l’annonce de la suspension des investissements de Glencore à la Fonderie Horne, plusieurs entrepreneurs de Rouyn-Noranda ont tenu à souligner l’importance de l’usine dans l’écosystème économique de la ville.
C’est le cas de Benoit Lessard, vice-président et directeur général du Groupe Promec, dont l’entreprise travaille à la Fonderie Horne depuis ses tous débuts, il y a 38 ans.
Avec l’incertitude économique qui plane au Canada, il signale que les centaines de millions de dollars que prévoyait investir Glencore dans son usine étaient les bienvenus.
De voir des projets comme ça dans notre cour, dans une communauté comme Rouyn-Noranda, c’est intéressant. Ce sont des beaux projets auxquels on pouvait penser [participer] dans les mois à venir, affirme-t-il.

Benoit Lessard, vice-président et directeur général du Groupe Promec.
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
C’est un acteur important dans notre entreprise et surtout, c’est que c’est récurrent, poursuit-il. C’est plaisant de savoir que quand on arrive en début d’année, au mois de janvier, on a un partenaire commercial, dans notre cour, et qu’on travaille ensemble de façon quotidienne.
À la tête d’une entreprise diversifiée, spécialisée notamment en mécanique, électricité et plomberie, M. Lessard ne craint pas nécessairement pour la survie de son groupe. Il estime qu’une fermeture de la Fonderie pourrait cependant avoir des conséquences funestes pour de plus petits joueurs.
C'est sûr que ça a un impact. Il y a certaines entreprises à Rouyn-Noranda qui ne travaillent pratiquement qu’à la Fonderie Horne. Est-ce que ça pourrait amener des fermetures? La question se pose, mais la réponse c'est que oui, ça pourrait arriver.
Déjà des effets délétères
Le président du groupe Dion, Jean Dion, a également tenu à souligner l'importance de la Fonderie Horne pour l'économie de Rouyn-Noranda.
On est très impliqués dans le développement économique de la ville. Glencore, il ne faut pas se le cacher, c’est un gros client pour nous. On a beaucoup d’entreprises qui gravitent autour de la Fonderie, mentionne l’homme d’affaires, en évoquant notamment Accès Industriel, Équipements TNO, Rembourrages Experts Amobi et Location Dion.

Des entreprises de Rouyn-Noranda craignent pour l'attractivité économique de la ville. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
Selon M. Dion, l’incertitude entourant l’avenir de la Fonderie Horne provoque déjà des impacts délétères sur le développement économique à Rouyn-Noranda.
S’il faut qu’on laisse planer une fermeture, [ça affecte] la confiance des entreprises de venir s’installer à Rouyn-Noranda, et il y en a plusieurs qui sont en attente de ça. On est très impliqués dans le domaine immobilier à Rouyn-Noranda et on a passablement de demandes qui sont en attente de la décision de notre ministre régional, qui tarde à rendre sa décision finale, souligne-t-il.
Il y a plusieurs industries qui vont meubler nos parcs industriels et qui sont en attente des décisions parce qu’il faut sécuriser Glencore à Rouyn-Noranda. Ce n’est pas vrai que ça n’aura pas un impact important dans le développement de la ville.
Jean Dion estime par ailleurs qu’il manque d’entreprises à Rouyn-Noranda, et que cela crée un déséquilibre au niveau de la taxation.
Il y a un fardeau fiscal qui est sur le dos des particuliers, des maisons et des résidences. Il y a déjà un déséquilibre. Il faut amener de l’industrie, il faut amener de l’industrie légère, du commerce à Rouyn-Noranda pour équilibrer ça. Tout le monde en bénéficie en bout de ligne, mentionne-t-il, se disant persuadé qu’il est possible de trouver une entente qui concilie les impératifs de santé et les considérations économiques.
Impacts pour les PME et petits commerces
Le président du Centre local de développement (CLD) de Rouyn-Noranda, Marc Bibeau, se remémore les impacts de la grève de près d’un an survenue à la Fonderie Horne en 2002.

Le président du conseil d’administration du CLD de Rouyn-Noranda, Marc Bibeau. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Ce n’est rien de bien facile. Si vous parlez avec ceux qui sont encore en affaires aujourd’hui et qui étaient là dans ce temps-là, ils vont vous répéter comment ça a été dur, dit-il.
Selon M. Bibeau, les conséquences de cette grève donnent un avant-goût de ce qui pourrait survenir en cas de fermeture de la Fonderie.
On s’entend que le fond de grève et le salaire d’un employé de la Fonderie, ce n’est pas la même chose, selon lui. Il y a eu plusieurs faillites personnelles, plusieurs remises de clés de maison, des divorces. Ça cause aussi des problèmes sociaux importants, donc est-ce que c’est souhaitable? Absolument pas.

À Rouyn-Noranda, la Fonderie Horne est un joueur économique majeur. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
Si les entreprises qui font des affaires directement avec la Fonderie Horne étaient les premières à souffrir d’une fermeture, Marc Bibeau affirme que de nombreuses PME et commerces de proximité pourraient aussi payer un lourd tribut d’une telle conclusion.
Si vous prenez 600 employés directs qui gagnent 100 000 $ et vous additionnez les emplois indirects, comme les sous-contractants qui travaillent pour la Fonderie et qui gagnent des salaires semblables, vous comprendrez que l’argent disponible à Rouyn-Noranda ne sera plus le même, dit-il. Vous comprendrez que ces gens-là n’auront pas les moyens d’aller au restaurant, d’acheter des cadeaux à leurs enfants dans certains cas, c’est toutes les plus petites PME qui vont souffrir.


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