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Les Français consomment en moyenne 12,3 kilos de chocolat par an et par foyer. Une bonne partie de cette consommation a lieu lors du week-end du Pâques. On vous explique pourquoi.
C.T. - Aujourd'hui à 07:00 | mis à jour aujourd'hui à 09:20 - Temps de lecture :
Les Français sont-ils attachés aux traditions ou bien simplement très gourmands ? 92 % d’entre nous prévoient d’acheter du chocolat à Pâques, selon une étude menée par l’application anti-gaspi Too Good To Go (*). Et malgré la hausse des prix du cacao - et donc du chocolat - ils consacrent un budget important pour cet événement : au moins 20 euros pour 63 % des personnes interrogées, voire plus de 30 euros pour 33 % des sondés. Mais pourquoi offre-t-on et croque-t-on dans des œufs en chocolat à Pâques ? Pâques est une fête chrétienne qui commémore la résurrection du Christ. Mais elle est aussi au carrefour de plusieurs traditions populaires. On vous explique.
Il faut ainsi remonter de nombreuses années en arrière, bien avant l’ère chrétienne, pour comprendre pourquoi nous faisons la « chasse aux œufs » à Pâques. Depuis toujours, l’œuf symbolise la vie et la renaissance. Au Moyen-Âge, il était donc d’usage de s’offrir des œufs pour célébrer le retour de la nature au printemps. Les Perses, les Romains et les Égyptiens s’échangeaient ainsi des œufs peints et décorés.
L’œuf au centre de la tradition
C’est probablement de l’interdiction faite par l’Église, jusqu’au XVIIe siècle, de consommer des œufs pendant le Carême qu’est née la tradition des œufs de Pâques, estime l’Église catholique sur son site. Le Carême est une période de 40 jours pendant laquelle les chrétiens sont invités à jeûner et se repentir. Comme on ne pouvait pas empêcher les poules de pondre pendant cette période, les œufs étaient conservés jusqu’à la fête de Pâques, où ils étaient distribués.
Au XVIIIe siècle, en Alsace et en Allemagne, on commence à vider des coquilles d’œufs de Pâques pour les remplir de chocolat fondu : apparaissent alors les premiers œufs en chocolat. Mais ce n’est qu’au XIXe siècle, avec l’apparition de nouvelles techniques de travail par les chocolatiers et de moules, qu’ils se démocratisent. « La coutume d’offrir des œufs ou des lapins en chocolat est d’origine commerciale », considère l’Église catholique.
Et pourquoi des cloches et lapins ?
Aujourd’hui, les chocolats de Pâques ne se limitent pas aux œufs. Dans les supermarchés ou vitrines des chocolatiers, on peut aussi apercevoir des cloches, des lapins, des poules… Pourquoi ? Tout cela renvoie à différentes origines. Au VIIe siècle, l’Église catholique interdit de faire sonner les cloches entre le Jeudi saint et le matin de Pâques en guise de deuil pour commémorer la mort du Christ. Ce silence marque le début d’une légende : pendant ce temps, les cloches en profiteraient pour s’envoler vers Rome pour obtenir la bénédiction du Pape. Elles en reviendraient le dimanche matin, chargées de friandises qu’elles laissent tomber dans les jardins, avant de carillonner de nouveau.
Dans certaines régions, comme en Allemagne, ce ne sont toutefois pas les cloches qui apportent les friandises mais le lapin ou le lièvre. Le poisson, lui, fait référence à la « pêche miraculeuse » qu’aurait fait Jésus Christ après sa résurrection. Quant aux poules, elles symbolisent elles aussi la fertilité et le renouveau, note l’Atelier du chocolat. Ce sont d’ailleurs ces moulages qui rencontrent le plus grand succès auprès des consommateurs. 60 % des acheteurs se tournent vers ces lapins, poules et cloches en chocolat, indique un sondage mené par Bonial (**). Les moulages devancent les œufs surprises, qui séduisent 51 % des consommateurs, les œufs en chocolat classiques (41 %) et les fritures (16 %).
(*) Enquête menée via l’application Too Good To Go auprès de plus de 12 000 utilisateurs en France, mars 2026.
(**) Sondage Bonial réalisé en ligne auprès de 10 080 répondants, du 25 avril au 6 mai 2025.
Quels sont les bons plans dans les rayons ?
Avec un budget moyen de 26 euros en 2025 consacré par foyer pour les chocolats de Pâques, les Français restent fidèles aux traditions, tout en se tournant vers des formats plus petits pour rester dans le budget. Quelles sont les bons plans dans les rayons cette année ?
Chez Kinder, l'oeuf ''maxi surprise'' est sorti en petit format (150g) à moins de 10 euros, avec des figurines Disney (Mickey, Donald, Dingo...) ou Hot wheels à collectionner. Comme alternative aux classiques Shokobons, l'emblématique marque vend aussi des formats à partager comme les Kinder balls, au lait et éclats croustillants, vendus environ 6 euros le paquet de 164g, ou les mini-eggs au chocolat au lait pour un peu plus de 5 euros les 182g.
On privilégie aussi le partage chez Révillon. En plus de ses traditionnels oeufs fourrés, le chocolatier célèbre pour ses papillotes propose une boîte de ''fritures'' au chocolat au lait et éclats de crêpes croustillantes à environ 5 euros les 140g.
Les chevaliers d'Argouges ont conçu de leur côté, en alternative aux traditionnelles poules et cloches, un moulage crocodile en chocolat au lait pour moins de 8 euros les 100g. Quant au célèbre lapin or de Lindt, version chocolat au lait, il s'affiche à 6 euros les 100g ou 9 euros le 200g. Un autre lapin, celui de Milka, se décline cette année en chocolat blanc avec des morceaux de biscuits Oreo pour 6 euros les 95g. Avec ses mini-oeufs Galak, Nestlé régalera également les amateurs de chocolat blanc, pour 6 euros les 152g.
Source : Syndicat français du chocolat, d'après Kantar world panel.
V.M.M.


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