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Dans les Bouches-du-Rhône, un homme va être jugé en 2026 pour viols aggravés, proxénétisme et actes de torture et de barbarie menés sur sa compagne pendant sept ans, révèlent Franceinfo et Vanity Fair. La victime a témoigné de ses sévices auprès des deux médias.
La rédaction - Aujourd'hui à 11:47 | mis à jour aujourd'hui à 11:50 - Temps de lecture :
C’est une histoire sordide et presque invraisemblable que rapportent ce jeudi franceinfo et Vanity Fair. Une histoire qui rappelle aussi cruellement celle des viols de Mazan. Laetitia R., 42 ans, a subi pendant sept ans des violences, actes de tortures et de barbarie de la part de son ex-compagnon, Guillaume B., 51 ans. Ce dernier sera jugé en 2026 devant les assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence pour viols aggravés, proxénétisme et actes de torture et de barbarie.
Tout commence il y a dix ans, en 2015. Laetitia, mère de trois enfants d’une précédente union, et préparatrice en pharmacie de formation rencontre Guillaume, directeur d’une agence bancaire et père divorcé, sur un site de rencontre. Au départ gentil, protecteur et rassurant, il se transforme peu à peu et met en place un véritable contrôle sur Laetitia, l’isolant de sa famille et de ses amis. « Il décidait de mon heure de lever, de mon heure de coucher. Je n’avais pas le droit de porter de sous-vêtements. Il décidait de mes vêtements, de ma coiffure, de mon maquillage. Il choisissait les appels et les mails auxquels je pouvais répondre et ceux que je ne devais pas prendre. […] Même pour aller aux toilettes, je devais avoir son accord et il s’amusait parfois à me laisser me faire dessus quand je ne pouvais plus tenir », rapporte la quadragénaire, tenue d’appeler son conjoint « maître ».
« Il me brûlait avec sa cigarette »
Guillaume B. lui demande aussi des pratiques sexuelles peu habituelles, des jeux sexuels sadomasochistes, qu’elle accepte dans un premier temps. « Quand j’ai commencé à vouloir dire non à certaines choses, j’ai compris que c’était impossible. C’était trop tard. Le piège s’était refermé sur moi », rapporte-t-elle. Il la prostitue, la livre gratuitement à des inconnus recrutés sur des sites de libertinage. Cela continue même pendant sa grossesse de son quatrième enfant, qu’elle a avec lui. « Il m’a contrainte à des pratiques sexuelles extrêmes, dont j’ignorais même l’existence auparavant. Des pratiques qui font qu’aujourd’hui je suis incontinente, handicapée », poursuit la mère de famille.
La violence s’invite quotidiennement dans la relation. « C’étaient des coups de poing, des entailles dans le dos au cutter ou avec un couteau. Il me frappait aussi avec une planche à découper en bois. J’étais souvent à sang et devais mettre du tulle gras pour soigner les plaies. Il me brûlait aussi avec sa cigarette », décrit Laetitia, qui rapporte également des violences psychologiques. Guillaume B. la prive notamment de sommeil chaque nuit.
Des menaces quotidiennes et plusieurs armes
Laetitia ne voit aucune échappatoire à son calvaire. Guillaume B. est chasseur et possède plusieurs armes non déclarées, dont une carabine toujours chargée qu’il ne garde jamais très loin de lui. Il la menace constamment. Jusqu’au jour où, après avoir été étranglée par Guillaume, Laetitia se confie à une amie du lycée qui vient de la recontacter sur Facebook. Celle-ci se rend au commissariat. Guillaume est ensuite rapidement interpellé, puis placé en détention. Décrit comme « sadique » et « très dangereux » par les experts psychiatres et psychologues, l’homme nie les faits et assure que Laetitia était consentante. Mais les scènes de viol ont parfois été photographiées, filmées et enregistrées. // Les quatre enfants de Laetitia, qui se sont constitués parties civiles, dénoncent aussi des violences psychologiques et pour la plus jeune, des violences physiques également.
Laetitia, elle, se remet difficilement. Elle assure être toujours en « hypervigilance », tout comme ses quatre enfants, et ne pas parvenir à dormir entre 22h et 4h du matin, les heures « où le plus gros des violences se produisait ». Son suivi médical et psychologique est lourd. Mais pour le procès, elle a déjà pris sa décision : celui-ci ne se tiendra pas à huis clos. « Il faut que la honte change de camp », déclare-t-elle, suivant le modèle de Gisèle Pelicot.
>> Lire l’article complet sur le site de Franceinfo.
3919 - Violences femmes info
Un numéro d’appel national, le 3919, est dédié à l‘écoute et à l’orientation des femmes victimes de violence. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.


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