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Bertille Bayart. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

CHRONIQUE - La gestion de la pandémie a ancré un nouveau paradigme: la dépense est devenue une vertu.

Pour les individus qui l’ont contracté, le Covid-19, particulièrement sous la forme de ses premiers variants, a parfois impliqué de très dérangeantes agueusie et anosmie, des pertes du goût et de l’odorat. Pour la société dans son ensemble aussi, la crise sanitaire a laissé des séquelles sous la forme de troubles de la perception de la réalité. Une triple déformation du rapport au travail, à la conjoncture économique et à la dépense publique.

Les questions de formation, de salaires et de conditions de travail ne suffisent en effet pas à expliquer la persistance d’offres d’emploi non pourvues en quantités exceptionnelles. Le travail n’est plus un horizon désirable, ni même, peut-être, une condition de subsistance. Les carriéristes ont disparu. La réussite serait à chercher ailleurs.

La France covidée

Ce n’est pas un hasard si le mot d’ordre de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, «objectif plein emploi», a fait un bide dans l’opinion. «Les gens ne veulent plus travailler. C’est aussi simple que cela…

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