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La banque alsacienne, qui ne veut plus « mettre tous ses œufs dans le même panier » selon les termes de son président, accélère son développement en Europe. Avec une priorité sur l’Allemagne.
Fabrice Veysseyre-Redon - Aujourd'hui à 21:00 - Temps de lecture :
Avec l’entrée en vigueur au 2 janvier de son accord de rachat de la banque allemande OLB (270 millions d’euros de résultat net en 2024) via sa filiale Targo Deutschland GmbH (connu sous le nom commercial de Targobank, anciennement Citibank acquise en 2008), Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF) (*) franchit une étape majeure dans son ambition de développement à l’international. Et ça ne semble être que le début de l’aventure outre-Rhin pour la « plus française des banques françaises » qui, il y a peu encore, comptait 96 % de son activité dans le seul Hexagone.
C’est par la porte de la bancassurance - modèle quasi inexistant en Allemagne - que le Crédit Mutuel entend s’y développer. « Ce que nous visons, c’est l’Europe », explique Daniel Baal, son président, pour expliquer la démarche de son groupe, dont les origines alsaciennes ne sont pas étrangères à cet appétit pour le marché allemand : « la proximité géographique et culturelle encourage notre ancrage au sein de la première économie européenne », commente-t-il, tout en notant que sa banque dispose désormais d’un peu plus de 20 % de son activité à l’étranger. Au Benelux, en Suisse, dans neuf pays européens, grâce à sa filiale Cofidis et, dans une moindre mesure à New York, Singapour et Hong Kong via sa filiale CIC, dont le développement va se poursuivre.
Pleins feux sur le tissu industriel allemand…
Dans un marché de 88 millions d’Allemands, tout en s’appuyant sur ses désormais 400 agences et, pour l’instant, sa double marque qui lui permet de se positionner au 10e rang des banques allemandes, le Crédit Mutuel vise à la fois le marché de la banque de détail et celui du Mittelstand, ce tissu industriel qui regroupe une myriade de petites et moyennes entreprises, souvent familiales et indépendantes, qui constituent le terreau de l’économie allemande.
Isabelle Chevelard, qui a pris la tête de la nouvelle filiale, parie beaucoup sur cette dimension et sur le savoir faire d’OLB, qui est aussi le premier arrangeur en rachats d’entreprises dans le pays. Sous son autorité, OLB, surnommée « banque préférée des grands-mères », pourrait prendre un nouveau virage et s’adresser à un public plus jeune grâce notamment aux développements technologiques qui semblent réussir à Targobank, qui, tout en accroissant son bilan de 52 % entre 2021 et 2025, se voit gratifier du titre « de meilleure application mobile ».
...et les très petites banques indépendantes
« Le marché allemand n’est pas facile à pénétrer », confie Isabelle Chevelard, « mais la force de notre groupe, c’est son informatique qui dépasse les frontières ».
C’est précisément par ce concept que Crédit Mutuel avait absorbé l’intégralité des caisses du CIC un peu partout en France. De là à penser que le banquier mutualiste français aurait des vues sur les très petites banques allemandes encore indépendantes, il n’y a qu’un pas. « L’histoire de notre groupe démontre sa capacité à réussir des opérations de croissance externe », insiste Éric Petitgand, directeur général de Crédit Mutuel. Le numéro 2 du CMAF, qui compte 80 000 collaborateurs dont 9 000 outre-Rhin sur un total de 17 000 à l’étranger, croit aux vertus de la patience : « nous sommes des mutualistes, la dictature du temps n’est pas dans notre modèle économique », assure-t-il, tout en songeant aux synergies futures. Sa banque, dont le siège est toujours à Strasbourg, a dégagé un bénéfice net de 4,1 milliards d’euros en 2024.
(*) Crédit Mutuel Alliance Fédérale est actionnaire de votre journal.


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