Alors que le vieillissement du parc automobile se confirme, avec un âge moyen des véhicules qui atteint 13,3 ans, le taux de contre-visites baisse en passant de 19,44 % en 2024 à 19,30 % en 2025. Mais pas pour les véhicules utilitaires dont le taux de contre visite grimpe à 22,39% , soit près de 3 points de plus que pour les véhicules particuliers.

O.T. - 27 mars 2026 à 07:05 - Temps de lecture :

 22,39 % de contre-visite contre 18,92 % pour les véhicules particuliers. Photo Adobe Stock

Le taux de prescription des contre-visites est particulièrement élevé pour les véhicules utilitaires : 22,39 % de contre-visite contre 18,92 % pour les véhicules particuliers. Photo Adobe Stock

 En 2025, l’activité a été soutenue dans les centres de contrôle technique. En effet, l’OTC (Organisme Technique Central) recense 27 611 997 contrôles techniques effectués dans l’année dans les 6 784 centres du territoire français. Et pour Auto Sécurité et Sécuritest, le bilan est paradoxal avec un taux de contre visite des véhicules particuliers en baisse, mais celui des utilitaires qui grimpe.

Plus de contre visites pour les utilitaires 

Le taux de prescription des contre-visites est particulièrement élevé pour les véhicules utilitaires : 22,39 % de contre-visite contre 18,92 % pour les véhicules particuliers.

La raison  : ce sont généralement des véhicules qui parcourent davantage de kilomètres et qui roulent en charge du fait de leur usage professionnel. L’usure de ces véhicules est donc plus rapide et moins suivie car ils ont souvent plusieurs conducteurs.

La différence d’usure se fait sentir dès le premier contrôle technique.

La différence d’usure se fait sentir dès le premier contrôle technique.

Trois fois plus de défaillances au bout de 4 ans seulement

La différence d’usure se fait d'ailleurs sentir dès le premier contrôle technique. Quatre ans après la mise en circulation, le niveau de défaillances passe du simple au triple par rapport aux véhicules particuliers (4,8 % de VP de 4 ans ou moins recalés contre 12,49 % pour les VUL du même âge).

Ce rapport passe ensuite du simple au double et ne s’équilibre qu’une fois l’âge des véhicules supérieurs à 10 ans, soit l’âge auquel les VUL sont majoritairement détenus par des particuliers (Artisans, TPE). 

Laurent Palmier est le président du réseau Sécuritest.

Laurent Palmier est le président du réseau Sécuritest.

Un contrôle renforcé ? 

Si un contrôle complémentaire (pollution) est obligatoire tous les ans en complément du contrôle technique, il n’est visiblement pas suffisant pour garantir la sécurité du parc. C'est en tout cas le constat de Laurent Palmier, président du réseau Sécuritest. « Un véhicule utilitaire qui se présente actuellement à son contrôle complémentaire avec des pneus lisses ou sans feux de Stop ne sera pas mis en contre-visite pour ces raisons-là. Le contrôleur doit se résigner à laisser partir un véhicule qu’il sait pertinemment dangereux. Pour des professionnels de la Sécurité Routière, c’est difficile à admettre ».

Dans un contexte où la cause principale des accidents mortels au travail est un accident de la circulation, ces chiffrent posent la question de la fréquence d'un contrôle renforcé des véhicules utilitaires.

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