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Alors que le panier moyen des réparations grimpe désormais à 400 euros en France et que les pièces de réemploi peuvent coûter jusqu’à 50 % moins cher que les pièces neuves, leur utilisation reste encore marginale en France. Nous avons interrogé Julien Dubois, de la start up Valused à ce sujet.
O.T. - Hier à 17:30 - Temps de lecture :
Mais pourquoi les pièces d'occasion, ce levier à la fois économique et écologique, qui pourrait contribuer peine-t-il encore à s’imposer dans les habitudes des automobilistes et des professionnels ?
Alors que le prix des réparations sur les voitures explosent et que la législation impose aux professionnels de proposer des pièces de réemploi, la pièce d'occasion peine encore à trouver ses marques.
Pour Julien Dubois, co-fondateur de Valused, pionnier dans la distribution de pièces issues de l'économie circulaire, « le grand public veut des pièces d'occasion à 91% quand on l'interroge. Mais la réalité du marché, c'est que les pièces d'occasion ne représentent que 10% des achats ».
Des pièces issues des casses auto
L'Etat pousse pourtant dans le sens de la réutilisation des pièces. « La législation, depuis 2025, impose désormais aux déconstructeurs de vendre 8% du poids d'un véhciule en pièce détachée. Donc il va y en avoir de plus en plus sur le marché ».
La difficulté pour l'automobiliste comme pour les garagistes est donc de trouver la pièce nécessaire à la réparation d'un véhicule. « Il faut savoir qu'aujourd'hui plus de 40000 voitures sont bloquées chaque jour dans des garages en attente de pièces. La pièce d'occasion est donc une alternative sérieuse pour éviter ces véhicules qui restent dans les garages en attendant que la pièce arrive. »
Pourquoi ça freine ?
Pour Julien Dubois, « ça freine pour plusieurs raisons. D'une part, certains réparateurs ont pu avoir de mauvaises expériences avec des casses. D'autre part, il faut que les pièces d'occasions soient aussi facile à trouver que les pièces neuves. Et qu'on puisse en bénéficier aussi vite qu'avec du neuf. Le marché est en train de se structurer et l'objectif est de faire gagner du temps aux garagistes. Ce sont eux qui sont la clé de voute du système ».
« Il faut bien comprendre qu'une pièce de réemploi coûte de 40 à 70% de moins qu'une pièce neuve. Avec un prix moins cher, les pièces d'occasion permettent aux réparateurs et aux intermédaires de maintenir leur marge, tout en proposant aux clients des produits de bonne qualité et bien moins élevé que le neuf. C'est un cercle vertueux qui est en train de se mettre en place ».


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