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S’il existe un match entre les deux cryptoactifs les plus répandus, tous deux ne « boxent » pas vraiment dans la même blockchain.
Olivier Delahaye - 05 avr. 2026 à 16:00 - Temps de lecture :
La plateforme CoinMarketCap qui répertorie et suit en direct le cours de tous les cryptoactifs (ou cryptomonnaies) existants en recense près de 10 000.
Vous pouvez ainsi acheter de l’Agridex, qui facilite les transactions dans le secteur agricole ou de l’AUDIO pour des échanges musicaux sur la plateforme Audius. Toutefois, sur ce marché capitalisé entre 2 000 et 3 000 milliards de dollars, deux cryptos se taillent la part du lion, le bitcoin et l’ethereum, qui représentent à eux seuls plus de 60 % de cette capitalisation.
L’or numérique
Même si le bitcoin (BTC) connaît d’intenses fluctuations de son cours, avec des variations pouvant atteindre plus ou moins 40 % en quelques heures, sur le temps long elle fait aujourd’hui figure d’actif stable. Deux éléments jouent en sa faveur.
Le premier est lié à sa finitude puisqu’il a été prévu qu’il n’existe à terme (a priori en 2040) que 21 millions de BTC en circulation. Qui plus est, sur les 20 millions déjà extraits, 3 millions sont déjà considérés comme définitivement perdus, faisant du BTC une ressource rare.
Le second est son adoption par les institutions financières, mais également par de nombreuses entreprises et commerces, et de plus en plus pays se composent des réserves de BTC. Si bien qu’aujourd’hui, le bitcoin est assimilé à une version digitale de l’or.
Le pétrole numérique
Si le bitcoin connaît d’importantes fluctuations de sa valeur, que dire de l’ethereum (ETH) dont la volatilité est extrême ? En cause, sa nature spéculative, mais aussi son lien ténu avec l’innovation.
L’ethereum est en effet avant tout une plateforme blockchain polyvalente permettant toutes formes de transactions à très grande vitesse. Elle est ainsi devenue la plateforme de référence des NFT, ces jetons de certification d’une œuvre.
Sa détention peut générer des revenus passifs, via le « staking », processus qui offre des dividendes en contrepartie du verrouillage de vos cryptos pendant un certain temps ; ce verrouillage permettant de stabiliser le réseau.
Elle est surtout un outil unique d’accès à la finance décentralisée ainsi qu’à l’écosystème des applications décentralisées (dApps), certes encore très technique mais en pleine croissance. L’ETH fait ainsi avant tout figure de ressource, une sorte de « pétrole numérique ».
L’un ou l’autre, ou les deux ?
Comme tout choix d’investissement, celui de se tourner vers le bitcoin ou l’ethereum dépend en grande partie de vos objectifs et de votre profil de risque. Certes fluctuant, le premier est tout de même considéré dorénavant comme sécurisé. À long terme, il est aussi un pari sur l’adoption des cryptos comme réserve de valeur.
Le second, encore plus volatil et plus complexe à appréhender, fait le pari de l’adoption de la blockchain pour des usages de plus en plus concrets. Un investissement conjugué sur ces deux cryptos permet donc d’équilibrer risque et stabilité.
À savoir tout de même que le BTC est aujourd’hui beaucoup plus cher que l’ETH. Pour 1 000 euros, vous achèterez environ 0,016 BTC contre 0,31 ETH.


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