Language

         

 Publicité par Adpathway

«Aidez-nous à les libérer» : à l’Assemblée nationale, des familles d’otages israéliens continuent d’appeler à l’aide internationale

2 month_ago 102

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Malgré la libération de plus d’une centaine d’otages, 138 personnes demeurent en captivité dans les tunnels du Hamas à Gaza ou ont disparu depuis le 7 octobre.

«On est là pour donner la parole aux otages qui ne peuvent pas parler». Yanit Ashkenazi tient fermement une photo de sa sœur, Doron, enlevée par le Hamas le 7 octobre dernier. À ses côtés dans un appartement de l’Assemblée nationale, trois autres Israéliens dont les frères sont aussi retenus en captivité à Gaza. Tous sont de passage à Paris pour faire passer un message fort : «Aidez-nous à libérer les otages.»

Le visage durci par la douleur, Yanit raconte le cauchemar qu’elle vit depuis 62 jours. Le matin du massacre, elle s’est cachée avec ses filles dans la chambre forte de sa maison, située dans le kibboutz Kfar Aza. Doron se trouvait quant à elle, seule, dans sa maison non loin de là. Pendant la tuerie, les sœurs se sont échangé des messages sur WhatsApp. «La seule chose que j’ai en tête depuis, ce sont les chants de “Allahu akbar” qu’on entend en fond», confie Yanit, avec difficulté. À chaque nouvelle phrase, l’Israélienne donne l’impression qu’elle va fondre en larmes. «Je dois rester forte pour elle, afin de me battre pour sa liberté. Je ne peux pas rester sans rien faire», ajoute-t-elle d’un ton déterminé.

Yanit Ashkenazi tient fermement une photo de sa sœur, Doron, enlevée par le Hamas le 7 octobre dernier. Clara Hidalgo

Ce n’est pas la première fois qu’une délégation de familles d’otages israéliens se rend à Paris pour appeler à l’aide internationale. Le 31 octobre dernier, des familles s’étaient réunies à l’Hôtel de Ville de Paris. Ce vendredi 8 décembre, le groupe est accompagné de Meyer Habib, le député des Français établis hors de France. Avant la capitale française, la délégation est passée par Genève, Washington, Bruxelles, et se rendra à Strasbourg pour rencontrer des représentants du Parlement européen.

Le Qatar doit «choisir son camp»

«Notre objectif principal est de demander à tous les gouvernements et les députés de faire pression sur le Qatar, déclare fermement Yonatan Shamriz. Car nous savons qu’il joue un rôle clé dans ce conflit.» Le trentenaire israélien est venu avec son frère, Ido, afin de se battre pour la libération de leur frère Alon Shamriz. Avec les autres membres de la délégation, ainsi que Meyer Habib, ils exhortent le Qatar «à choisir son camp». Pour l’illustrer, le groupe a réalisé un tract sur lequel on voit d’un côté une photographie de Kylian Mbappé, célèbre attaquant du Paris Saint-Germain, un club de football appartenant au Qatar. De l’autre côté, en opposition, on voit une photographie d’Ismail Haniyeh, l'un des chefs du Hamas, hébergé par Doha. Yonatan dénonce le fait que le Qatar aide financièrement le Hamas depuis plusieurs années. Des subventions «assumées par tout le monde» (sous-entendu aussi l’État hébreu), avait déjà expliqué Moussa Abou Marzouk, le numéro 2 du Hamas.

La délégation de familles d’otages israéliens a réalisé une affiche pour inciter le Qatar à «choisir son camp». Clara Hidalgo / Le Figaro

Doha joue un rôle de médiateur incontournable depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël. C’est notamment par l’entremise de ce petit pays de la péninsule arabique, et des discussions avec les États-Unis et l’Égypte, qu’une trêve d’une semaine a été négociée et entamée le 24 novembre dernier. Elle a permis la libération de plus d’une centaine d’otages retenus à Gaza, contre des prisonniers palestiniens relâchés par Israël. Yonatan affirme aujourd’hui que la délégation a rencontré l’ambassadeur du Qatar à Washington, mais déplore le manque d’avancée.

À lire aussiGuerre Hamas-Israël: la descente aux enfers des Gazaouis

La Croix-Rouge doit en faire plus

Le groupe d’Israéliens a par ailleurs profité de cette visite parisienne pour témoigner de leur colère envers la Croix-Rouge, dans le viseur de l’État hébreu depuis plusieurs semaines. «En deux mois, pas un seul représentant de la Croix-Rouge a rendu visite à un seul otage du Hamas. Certains sont malades et ont besoin de médicaments», dénonce Yonatan, qui cite le cas de Doren, la sœur de Yanit Ashkenazi. «Elle a besoin de son traitement tous les jours, je ne sais pas si on lui donne. Je ne sais même si elle est vivante», se désespère-t-elle. «Si la Croix-Rouge ne peut pas agir dans cette situation, elle ne devrait pas exister», s’insurge Yonatan qui convie «la France et l’Europe à faire pression sur la Croix-Rouge».

Cette colère des familles s’inscrit dans un contexte particulier marqué par le déplacement de Mirjana Spoljaric, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le 4 décembre dernier à Gaza. Sur place, après avoir visité l'hôpital européen, elle a dénoncé un «niveau de souffrance humaine intolérable». «Les choses que j'y ai vues dépassent tout ce que l'on peut décrire», a-t-elle par ailleurs affirmé, alors que la bande de Gaza fait l’objet de bombardements d’une extrême intensité. Une prise de parole rarissime venant de la chef du CICR, organisme réputé pour sa discrétion, en raison du rôle qu’il joue historiquement dans la résolution des conflits sur le plan humanitaire (visite des blessés de guerre, échange de prisonniers, négociations entre les protagonistes, etc.). Le CICR a d’ailleurs participé à la libération des otages retenus à Gaza en novembre. De nombreuses équipes ont, pendant six jours consécutifs, réceptionné les otages remis des mains des membres du Hamas. À ce jour, sur 240 otages à l’origine, 138 - s’ils sont encore en vie - sont toujours détenus dans des tunnels par les terroristes islamistes.

Ce n’est pas la première fois que les familles des otages israéliens appellent les ONG internationales à faire plus. Déjà le 31 octobre dernier à Paris, David Toledano, le frère de Daniel retenu en otage, réclamait que les ONG puissent aller au «contact des otages» pour s'assurer de leur état de santé. Cependant, les différentes organisations humanitaires internationales déplorent depuis le début du conflit ne pas pouvoir accéder à la bande de Gaza, principalement à cause de l’intensité des frappes de Tsahal.

À lire aussiFrédéric Encel: «Il ne faudra pas dix ans à Israël pour mettre le Hamas hors d’état de nuire»

Les rares équipes humanitaires déployées sur le terrain ont plusieurs fois été prises pour cibles et s’exposent à des risques mortels. Un membre du CICR a été tué, ainsi que sa femme et certains de ses enfants et petits-enfants, rapportait au Figaro Lucile Marbeau, la porte-parole du CICR, le 1er décembre dernier. Et un employé de Médecins sans frontières est mort dans un bombardement le 6 novembre. Le nombre d’entrées de camions humanitaires, chargés de vivres et de médicaments, a par ailleurs considérablement baissé. Passant de 500 camions par jour à 200, et ce pourtant durant la trêve humanitaire.

read-entire-article

         

        

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN  

Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway